PHILIP LE ROY

La nouvelle révélation du thriller Français

faq_love_leroy


Nathan Love est né dans les années soixante, à l’intérieur d’une réserve Navajo en Arizona.
Sa mère, Kyoko, d’origine japonaise, y avait rencontré son père Sam, un Navajo, alors qu’elle préparait une thèse sur les réserves indiennes. Sam et Kyoko s’unirent et eurent un fils et une fille : Nathan et Shannen.

Nathan a passé son enfance dans le désert de l’Arizona où il était surnommé White Shadow. Durant cette période il sera influencé par la sagesse indienne de son père et le bouddhisme zen de sa mère. Ses parents quittèrent la réserve pour s’installer à San Francisco où Sam fut embauché comme peintre dans la société chargée d’entretenir le Golden Gate Bridge.

Nathan acheva son adolescence à San Francisco avant de suivre des études supérieures à Berkeley. Diplômé en psychologie et en criminologie, il suivit des stages de profiling au centre du FBI de Quantico. Il intégra l’Academy Group Inc. en Virginie, firme spécialisée dans l’étude des comportements déviants et œuvrant en étroite collaboration avec le FBI.

Développant des facultés exceptionnelles, Nathan fut vite repéré par Lance Maxwell, numéro deux du Bureau Fédéral. Il s’ensuivit une longue collaboration entre les deux hommes, au cours de laquelle Nathan intégra une petite unité de cracks, la DPU8, basée à San Francisco et spécialisée dans la traque des psychopathes les plus dangereux. Aujourd’hui, l’unité est dissoute, Lance Maxwell a été tué en mission (cf Le Dernier Testament) et les huit membres de la DPU8 enfermés dans un asile ou dans un cercueil. A l’exception de Nathan Love.

Nathan parle cinq langues : l’anglais, le navajo, le japonais, l’espagnol et le mandarin. Il étudie le français que lui enseigne sa compagne franco-italienne Carla Braschi.

Difficile de se représenter physiquement Nathan Love car il a une capacité à se fondre dans l’environnement, à être transparent, à se mettre dans la peau des autres, qu’ils soient victimes ou psychopathes. On sait qu’il est eurasien, qu’il a les cheveux longs et noirs d’un Indien, qu’il a un corps élancé propice aux arts martiaux et que sa beauté lisse et métissée séduit. Mais il possède l’art de ne laisser aucune empreinte dans les mémoires.

Son caractère est encore plus transparent. Introverti, malléable, tolérant, détaché de tout, débarrassé des conditionnements sociaux, éducatifs, culturels et religieux, Nathan déroute ses interlocuteurs et…les lecteurs qui le rencontrent pour la première fois. Mais cette absence d’ego facilite l’empathie et la clairvoyance, deux qualités indispensables dans sa quête de vérité.

Il a été marié à Melany Love, une Indonésienne avec laquelle il vivait à San Francisco. Pendant dix ans, le FBI a recouru aux facultés martiales et mentales hors du commun de Love pour enquêter sur des cas difficiles. À la fin du deuxième millénaire, Nathan fut maintes fois sollicité pour mettre hors d’état de nuire des illuminés extrêmement dangereux, enchaînant les missions sans prendre le temps de se débarrasser du mal qu’il côtoyait. Au sein de la DPU8, il travaillait souvent en équipe avec l’agent fédéral Clyde Bowman, féru de théologie.

En 2001, au cours de la traque du tueur en série Sylvester Berg, la vie de Nathan Love a basculé : Berg assassine sauvagement Melany alors qu’elle est enceinte.

Après avoir supprimé Berg dans des conditions particulièrement atroces, Nathan s’est retiré du monde pendant trois ans pour pratiquer l’ascèse, approfondissant sa pratique du zen et des arts martiaux qui l’aidèrent à oublier, à se purifier, à poursuivre une quête du néant. Il s’est installé dans l’État de Washington, dans une maison vide face à l’océan Pacifique, avec seulement un ordinateur portable et le crâne de son épouse. Pendant trois années, le FBI a essayé de le faire rempiler. En vain. Jusqu’au massacre d’une équipe médicale en Alaska. Cette fois, les Fédéraux lui forcèrent la main car les enjeux étaient trop importants. La mort de son ami Bowman influença sa décision de sortir de sa retraite. C’est là que débute Le Dernier Testament(paru en 2005).

Au terme de ces trois années d’ascèse, Nathan est devenu un marginal hors norme qui ne croit en rien. Sans ego, sans morale, sans personnalité, sans attache, il se moque éperdument de sauver un monde qui contient déjà tout et qu’il juge parfait. Un monde qu’il ne veut pas meilleur, contrairement au reste de l’humanité. Poussé malgré lui à enquêter, il se bornera à s’approcher de la vérité qu’on lui demande de mettre en lumière, sans se soucier d’arrêter, de juger ou de condamner les coupables comme le font la plupart des héros de polars ou de thrillers.

Le zen lui permet de rectifier sa vision d’un monde qui n’est qu’une somme d’illusions. Revenir à l’essentiel, dénouer les causes qui obscurcissent la vraie connaissance, c’est cela sa technique d’investigation.

Il est un adversaire redoutable grâce à sa maîtrise parfaite des arts martiaux (particulièrement le viet vo dao, sorte de kung fu vietnamien que lui enseigna un vieux maître vietnamien émigré à San Francisco). Il les pratique comme une philosophie, comme un art de vivre et de mourir. Un art du comportement, de la posture parfaite, du mouvement précis, de l’esprit libre, de l’énergie, de la conscience, de la respiration juste, qui s’applique à tous les gestes de la vie quotidienne. Pour qu’un acte soit juste, la technique, l’énergie, la conscience doivent former une unité. Les arts martiaux sont la maîtrise du temps, l’osmose avec l’environnement, une perception sensorielle aiguë, le sens de la psychologie de l’adversaire, l’intuition… Autant de facultés qui peuvent paraître surnaturelles à un esprit occidental, mais qui n’en sont pas moins développées chez les grands maîtres.

Nathan s’adapte à son environnement, utilise chaque situation à son avantage, se déplace aux quatre coins du monde sans hésiter, sans bagage. Il mange peu, ne fume pas, ne boit que de l’eau et du Coca Cola, s’exprime souvent par koans (courte phrase inspirée du zen, objet de méditation et destinée à déclencher l’éveil).

Il est souvent faillible dans la société des hommes avec laquelle il a coupé tout lien pendant trois ans.

Faire de Nathan Love un enquêteur récurrent est un véritable challenge. Comment en effet lancer environ tous les deux ans (rythme de parution des romans) dans des investigations planétaires un individu désintéressé, qui ne croit en rien et n’a aucune envie d’enquêter ? Ceux qui veulent recourir à ses services vont devoir utiliser la persuasion et la manipulation, agir sur son tempérament malléable, profiter de son inexpérience des rapports sociaux.

Dans Le Dernier Testament, le directeur des opérations du FBI va ainsi lui forcer la main en atterrissant devant chez lui en hélicoptère et en lui annonçant l’assassinat de son meilleur ami. Il faudra la détresse de deux enfants traumatisés et l’amour d’une femme (Carla) pour que Nathan n’abandonne pas l’enquête en cours de route. A la fin de cette mission, la première depuis trois ans, il quitte Carla sans prévenir et retourne s’isoler sur une île déserte en Océanie.

La Dernière arme (paru en 2007) commence deux ans plus tard avec les disparitions simultanées et inexpliquées de jeunes femmes à travers le monde. Une profileuse belge qui intervient déjà dans Le Dernier testament, est sollicitée pour enquêter. Elle va chercher Nathan jusqu’en Australie et le manipule pour qu’il s’implique dans cette affaire. Cette enquête amènera celui-ci à croiser de nouveau Carla et sa fille Léa qu’il arrachera à un sort funeste. A la fin de ce deuxième opus, Nathan décide cette fois de rester avec Carla. Il constitue une tribu autour de lui composée de sa sœur Shannen et son mari Shivaji, Carla et Léa, et deux enfants qu’il a sorti de la maltraitance.

Nathan Love n’est donc pas un personnage figé. Contrairement aux personnages récurrents de la littérature, il évolue au fil des ans et des romans, en fonction des rencontres et des enquêtes.

La Dernière frontière se situe deux ans après La Dernière arme alors que Nathan et son clan ont quitté le Sri Lanka pour s’installer à l’île Maurice. Il vit paisiblement sur cette île paradisiaque, enseignant bénévolement les arts martiaux sur la plage et donnant un coup de main à son beau-frère pour faire tourner une agence de tourisme. La disparition de son père parti à la recherche de deux sorciers Navajos dans le désert du Grand lac salé en Utah va le pousser à s’impliquer dans une affaire qui à nouveau lui fera sillonner le monde. Cette fois, il est assisté par Carla. Il n’est plus un enquêteur solitaire. La Dernière frontière marque une évolution importante de la psychologie du personnage. Dans ce troisième opus, on assiste en effet à une incroyable preuve d’amour pour une femme de la part d’un homme qui se croyait capable de ne plus aimer…

Avec La Dernière frontière, se termine le cycle du Pouvoir mondial. Le Dernier testament abordait les pouvoirs religieux et politique, La Dernière arme le pouvoir économique et La Dernière frontière les pouvoirs militaire, scientifique et médiatique. Mais ce n’est pas pour autant la fin de Nathan Love. Comme le laisse supposer le dénouement de La Dernière frontière, il continuera de s’impliquer bien malgré lui dans d’autres aventures. Il est également possible de voir un jour publiées des prequels narrant sa traque de Sylvester Berg ou certaines de ses missions lorsqu’il était agent au sein de la DPU8.


leroy_barre_separation